mardi 2 septembre 2008


J'ai peur du noir. La nuit venue, je ne trouve jamais le sommeil, le marchand de sable me snobe. Seul, malgré l'obscurité générale, ma vision de la vie, de ma vie est la plus claire. Mon corps est criblé de bleux et de courbatures, de plaies ouvertes, d'hémoragies internes qui me tiraillent, me brûlent. Mes membres souffrent du mal-être de mon âme. Ma tristesse matraque ma putain de carcasse en l'humiliant, lui faisant ingurgiter puis recracher des quantités astronomiques de liquides toxiques qui la rendent pathétique et malade.


J'aime faire mal à mon corps, le sentir souffrir me remplit de bonheur. Ses larmes de sang après une profonde entaille me font jouir. Je domine cet être sous-développé, le maltraite jusqu'à l'échine, le griffe jusqu'à l'os, le piétine, le cabosse. L'enveloppe humaine s'effrite un peu plus chaque jour dégageant un parfum de pourriture qui rassasie ma soif de haine envers lui.



Méfiez-vous des personnes propres sur elles-mêmes, elles rêvent de pouvoir et de destruction, par contre, vous pouvez vous approcher des vieillards crasseux, des mendiants, des malades, ils s'étranglent eux-mêmes pour réparer nos erreurs. Inoffenssifs, détruits, s'acharnant sur leur propre corps, ils portent la misère du monde sur leurs frêles épaules.
Il y a deux types de personnes, ceux qui donnent les coups et ceux qui les encaissent en silence, sans broncher.


Malheureusement, il y a beaucoup trop de puncheurs...

lundi 23 juin 2008

Hello Pital


"L'hôpital, plus on s'en éloigne, mieux on se porte"
J'aime ces GIGANTESQUES immeubles blanc crème, sorte d'usines vivantes encerclées de sirènes, prison sans barreaux en papier mâché, forteresse de souffrance, de malheur mais aussi de sourires, de larmes (de joie)... C'est une chance sur deux en fonction de votre chambre.
"La 7 Ok, La 13 Out".
J'aime ce rendez-vous entre la Mort, la Vie, l'Espoir et la Peur, ( faut mettre une majuscule, ça fait plus sérieux ) on a l'impression qu'ils se sont passés le message pour se retrouver au bistro "L'Hosto", en terrasse, autour d'une perfusion bien fraîche. Aucun ne manque à l'appel, ils vivent en osmose parfumant l'air de leurs odeurs opaques et étouffantes ainsi que leurs éclats de rires qui vous frôlent, vous carressent, vous pénétrent jusqu'à la moelle et, font toussoter et se moucher les "non malades" et les blouses blanches.
L'atmosphére est glaciale, stérilisée.
Le silence hante ces lieux, mais parfois, par manque de vigilance, il laisse échapper un cri ou un grincement de porte mal huilée.
Les larmes et les sourires sont des compagnons bien vivants dans cette chambre où la peinture s'écaille et l'ampoule grésille.
Ma montre s'est arrêtée,
L'hôpital est une camp retranché contre le temps et la mort. Elle mène une guerre invisible chaque jour pour repousser la mort de ses enfants le plus loin possible, quitte à finir en légume moisi de 150ans dans un lit, attaché, tremblant comme une feuille, retournant à l'âge du nourisson, avec sa tétine, son bavoire, ses couches...
L'enveloppe humaine décrépit et l'intérieur moisi comme un fruit.
Même des litres de parfum ne peuvent cacher cette odeur de moisissure qui habite les petits vieux et leur tanière.
Je respecte les anciens mais je ne comprends pas pourquoi on s'accroche tant à la vie quand celle-ci vous fait souffrir.
(Je pense en fait qu'ils se rendent compte du prix d'une vie et ils ne veulent la lâcher pour rien au monde, regrettant même de ne pas avoir assez profiter de leur jeunesse.)
On veut rentabiliser tous nos sacrifices.
Quand l'heure arrive, il faut se laisser aller.
( "Mais pourquoi tu continues à t'accrocher vieux crouton ?")
( "Vivement une autre canicule ! ")
J'espére ne pas être en retard le jour de ma mort.
De la compote en perfusion non merci
Chier dans ma couche non merci
Oublier le visage de mes enfants non merci
Ce n'est pas l'image que je voudrais laisser de moi à mes proches, moi, moi je veux choisir ma mort !
Ca se serait bien ça, pouvoir choisir ce dont on va mourir
On cocherait une case,
CANCER:
SIDA:
VIEILLESSE:
ACCIDENT:
CRISE CARDIAQUE:
SUICIDE:
J'aime penser que l'on a peur de l'Hôpital comme on a peur des trop nombreux policiers qui nous entourent dans la rue.
"CARDIOLOGIE/RADIOLOGIE/BLOC OPERATOIRE/URGENCES/MORGUE"
Ce sont les différents départements de ce petit pays, pays d'égalité, de solidarité, mais aussi pays guerrier, sanguinaire, meurtrier...
Et ouais mon Ga'
On ne peut pas tout avoir.

dimanche 8 juin 2008

Tchin Tchin


Tu veux voyager dans mon verre ?


Je fais le tour du monde chaque fois que j'ouvre l'armoire à bouteilles de papa.

Avec toutes ces couleurs, ces formes, ces saveurs mélangées qui donnent mal à la tête et font briller les yeux, tous les pays sont représentés ( Ecosse, Espagne, France, Jamaique, Russie...) Une sorte de réunion mondiale de la gnôle.

Elles ont l'air si sages, serrées comme des sardines, elles me font de l'oeil et discutent lorsque j'ai le dos tourné. Ici, on respecte les anciens. Là c'est un vieux Bordeaux de 68 tout poussiéreux, avec l'étiquette moisie qui se décolle, il pue le renfermé et pourtant, c'est le plus réputé, le grand cru de cette "collection" Comme quoi la bouteille ne fais pas le moine, non, la bouteille ne paye pas de mine, hein, et pourtant on se met bien une mine avec une bouteille, enfin bon, c'est comme si l'on ovationnait un défilé de clochards haute couture printemps été 2009...

Plus c'est vieux, puant, pourri, plus on aime, plus c'est cher.

On chérit ces bouteilles comme des trophées de chasse, les montrant aux invités, vantant leurs qualités comme sur le marché, expliquant aux enfants que ce ne sont pas des quilles, " Maman, pourquoi t'est toute rouge et tu ris pour rien quand tu as bu ? Tssss, mais t'est encore debout Toi, c'est pas sérieux y'a école demain Hic "

Leur rôle est de mettre un peu de joie dans ce monde qui en manque cruellement, c'est un métier impossible qu'elles remplissent avec brio.

COMPAGNON DE TOUS

Pour moi, on est naturel lorsque l'on a bu. Les psychologues et compagnie devraient faire boire leurs clients pour comprendre leur vraie personnalité.

L'alcool est toujours là et ne vous laisse jamais tomber. Il peut noyer votre chagrin, vous redonner espoir, le sourire, ou tout simplement l'envie, l'envie de vie.

La bouteille nous fait voir que c'est différent avec ce voile brumeux qui se place devant nos yeux et nous montre de l'inédit avec du déjà-vu, elle crée une saveur nouvelle, nous transformant tous en philosophe artiste parano amoureux d'un soir.

Aujourd'hui peut-on rire sans alcool ?

Ou plutôt,

Peut-on vivre sans alcool ?


J'entends au loin les basses d'une musique agressive et elle me berce comme une légère comptine, c'est peut-être ça qu'on recherche en buvant, ne rien changer mais voir différemment le quotidien.

Le gris devient rose et le sourire, les rires, l'amitié, l'amour redeviennent nos principales valeurs, valeurs qui ont pourtant disparues depuis des lustres et réapparaissent briévement lors de soirées bien arrosées.

Faut-il boire pour s'amuser ? Non



Il faut boire pour redevenir soi.

mardi 3 juin 2008

Comment te dire "Je t'aime" sans que tu le saches ?



Par peur, je passe mes sentiments pour toi sous silence, "Chut les gars, ne dites rien, elle est juste à côté et va vous entendre"
Ces murmures, ces pensées, ces chuchotements sont juste les battements de mon coeur qui hurlent ton nom lorsque l'on se frôle.
Je reçois des upercuts en plein visage, et chacun de tes regards me rend groggy, KO, cogné.
Une éponge sur le crâne, je rêve du prochain round pour te faire face, t'affronter en te souriant, te bousculer en te caressant, te pousser dans les cordes mes lèvres sur ta nuque.
Mais je suis mené, tes regards provoquent des plaies horribles qu'il faudra recoudre avec des larmes, tes baisers du matin et du soir rongent mes joues jusqu'à la dent, qui, jaunie, vieillie, tient son rôle de gardienne du trésor gluant qui prie pour être libéré et, pouvoir enfin se rouler dans des prairies interdites. ( obscène ? )
Mon amour pour toi est un combat quotidien où se mêle souffrance et plaisir, peur et envie.

J'aimerais me coller contre toi. Encore imprégnés de l'odeur du café et du croissant, je regarderais la mer dans le bleu de tes yeux pendant que tu vogueras dans les cieux (de mes yeux).
Nos pieds ne touchent plus le sol carrelagé, glacé, il y a juste toi et moi, deux hors-la-loi du silence.
Tu cambrioles mon coeur que tu effeuilles comme une marguerite.
Puis, le pur de mon coeur devient dans ta main, un accroche-coeur qui te permet, la nuit, de décrocher les étoiles pour t'en faire un collier.

Tu est le jour
Je suis la nuit
Oui mon amour
Nous sommes maudits
Car pour toujours
On nous poursuit
Partout, autour,
De nous s'aimer est interdit




( Smile Mother Fucker )

vendredi 23 mai 2008

T'est vraiment Toi, toi ?


Aujourd'hui je crois me mentir à moi-même

"Je vais bien, tout va bien..."

Mais Non ! Mon visage ne me ressemble pas, et ces gestes, ces paroles, ces regards ne sont pas les miens.


Je suis un étranger qui s'est réfugié dans un corps vide.
Je suis un squatteur, un SDF planqué pour l'hiver.
Je suis un pantin désarticulé, un homme qui un lendemain de cuite se réveille et dit: "Mais, mais c'est pas chez moi ici"
Ma voix sonne faux, mes doigts rongés par le doute ne me répondent pas.
Le flot de paroles que je dégueule diffuse une image de moi erronée.
Je suis comme ces enfants jouant à cache-cache qui croient qu'ils leurs suffit de fermer les yeux pour disparaître.
Je suis, je suis, je suis quoi putain !
Ce n'est pas moi qui souri sur cette photo, je ne suis pas non plus cet homme qui tire la langue dans le miroir.


Je brasse du vent,

Gaspille ma salive,

Cherche l'inconnu,

Masturbe mon cerveau.


En fait, je suis un tocard aventurier chercheur de rêves à deux balles qui voit le train de sa vie défiler devant ses yeux et dit:

"Je ne le sens pas celui-là, j'attends le prochain"

ou

"Putain il fouette le coco"


Je suis un prisonnier derrière les barreaux d'une cellule où le temps s'est arrêté et qui, pourtant, voit le soleil tous les matins se lever.


Je suis un clochard grelottant dans son imperméable souillé de vomi et qui voit l'Hiver et la Mort s'approcher à grands pas pour frapper à la porte de son carton et lui souffler:

"Bonsoir Mr, nous sommes venus pour vous sauver HAHAHA" ( rire morbide, humour des ténébres)


"Je peux te suicider Arthur ?"


TamèresucedesmisterfrizzTonpèrepisseaccroupiEnculéConnardNiquetoiJetepissedessusJet'emmerdeJ'écrasetasalegueuleTafaceestentravauxEnculéConnardPetitpdGroscon

lundi 12 mai 2008

"L'important c'est pas la Chute, mais l'Atterrissage"




" Mais dans quel monde vivons nous mes enfants "

Minou, grand-mère.

Querelle de voisinage: deux morts

Une querelle de voisinage a mal tourné samedi soir à Paris. Un jeune homme de 25 ans a poignardé à mort une femme et blessé son mari avant de se suicider en se jetant du haut des toits. Le couple âgé d'une quarantaine d'années ne supportait pas les relents de cuisine de leur voisin provenant de la chambre de bonne au-dessus de chez eux.

Figaro/

lundi 28 avril 2008

Tu rames ? Thuram ?

Surtout ne pas tomber à l'eau, Surtout ne pas tomber à l'eau...

La vodka passe mal, Mathou essaye de retenir sa galette.


Après Thuram, Tudor.



Mais qui mime t'il ?



Très mauvaise cachette, Flo croit que personne ne le voit quand il ferme les yeux




Avec un peu de chance, ce container va au soleil, sous les tropiques






Où est Charlie ?






L'originale







C'est Artistique. Con mais original








" Mais, tu crois vraiment qu'elle flotte " ?









Qui veut faire un tour ?











Ca flotte ! Mais c'est pas la Terre ferme niveau stabilité.








" Je suis une merde en cache-cache, et je cours pas plus vite que les voitures "


Le Port Autonome de Bonne sur Marne n'est pas un endroit ouvert à tous




Laura
Julie
Clémence
Mathieu
Florent
Romain
Benji
Moi