
Pigalle, Montmartre, St Martin
Le Marais, Notre Dame, St Germain.
Paris et ses quartiers, comme une clémentine dénudée, attend avec impatience d'être dégustée.
Paris est une fleur encerclée de béton
Au gré des tempêtes, elle survit péniblement.
Paris est une étoile filant vers l'horizon
Magnifique dans sa chute, son regard est étincelant.
Elle est seule, transie de froid, morte de peur
Les rues sont désertes, seul les nuages pleurent.
Barbès, Trocadero, Bastille
La Sorbonne, Châtelet, Belleville.
Paris et la Seine forment un coeur percé d'une fléche mais sont fragiles comme le baiser d'une flamme à sa mêche.
Paris est un feu qui se consume petit à petit
Souffler sur les braises en brûlant des voitures
Ne ravivera pas la flamme de notre coeur.
Paris est une femme qui en a assez de la vie
Elle fume, boit, prend des drogues dures
Les monuments sont ses organes, L'Arc de Triomphe son coeur.
Odéon, Beaubourg, Les Tuileries.
Opéra, Ile de la Cité, Pont Marie.
Les aiguilles de ma montre se sont arrêtées, j'erre dans le Métro sans savoir où je vais
Je suis seul et pourtant, quelqu'un est à mes côtés.
Paris est une prison où l'on s'y enferme soi même
Il n'y a pas de barreaux, seul notre esprit est cloisonné.
Paris est un arbre qui perd ses feuilles que balaye la Seine
Il est somptueux mais personne sous ses branches ne vient somnoler.
Les Prisonniers sont des pantins assoifés d'argent
Ridiculement boudinés dans leurs costumes gris.
L'Automne s'en va en riant
Mes larmes se mêlent à la pluie.
Le bonheur est sur l'autre rive,
Les sourires ont pris la fuite.
Les optimistes sont à la dérive,
Dans ce monde gris et triste.
Arrive le temps de l'ultime goutte d'un crayon qui rend l'âme.
Les Mots s'ouvrent devant moi,
La page blanche a rejoint l'au-delà.
Mon dernier souffle sacrifie ma petite flamme.
La mort s'approche pas à pas,
Le Dormeur de val me serre dans ses bras...