vendredi 29 février 2008

Littoralement balayé


Le littoral est un martyre.


Depuis la nuit des temps, il est rongé par l'assaut incessant des vagues, battements du coeur de la vie, horloge de la nature et métronome des océans.

Infatigables combattantes, l'écume au bord des lèvres, elles chuchotent ou dégueulent des chants macabres qui berçent ou effraient quiconque présent sur le champ de bataille.

Terrassant la moindre personne qui se met en travers de son chemin, elle cache sous sa jupe des bêtes monstrueuses prêtes à vous attraper la jambe pour vous emmener aux abîmes du monde, où l'Homme n'est que misère.

Lorsque la marée de combattantes s'écrase sur les grains de Sable, poussières de fantassins, ses vagues de cris déciment, balayent, comme un éternuement d'enfant renverserait un château de cartes.

Cueillit par l'océan, le grain de sable se laisse voguer

Rêvant à haute voix d'Amour et de Fantaisie

***
( La Nature est toujours en guerre, en guerre contre elle-même )

samedi 16 février 2008

Le Fabuleux...


Le père: Tu vas bien, en ce moment ?
Amélie: Plutôt bien oui, je crois qu'il y a quelque chose qui change et,
( silence )
Et j'ai eu deux crises cardiaques, et j'ai du me faire avorter parce que j'avais pris du crack pendant que j'étais enceinte...
Le père: Hmm...
Amélie: En dehors de ça tout va bien.
Le père: Hmm...tant mieux...( silence ) tant mieux.

jeudi 14 février 2008

L'enculeur de Pigalle


L'enculeur de Pigalle
Est un vagabond maquillé
Qui arpente les bordels
Et les cul de sac isolés
Pour y déposer son miel.

L'enculeur de Pigalle
Est toujours accompagné
D'un homme au visage pâle
Si jeune et pourtant déjà précédé
Par sa vieille canne.

Ce minet ravagé
N'est autre qu'un boîteux
Ayant à dos le quartier
Et surnommé depuis peu
L'enculé des Halles.

Noctambule parisien
Collectionnant les frasques
Pénétré pour un rien, pour son bien
L'intimité n'a plus de masque
Pour l'enculé des Halles.

L'enculeur de Pigalle et L'enculé des Halles
Jouent au chat et à la souris
Dans les rues de Paris
Sous les yeux ahuris
Des passants qui s'installent.

Ces scènes obscènes
Passionnent le public
Qui chaque semaine
Les accompagnent en musique

Oh ! Ah ! Hm ! ...Ouille ( le pauvre...)

dimanche 3 février 2008

Marin d'eau douce


Paysage assailli par les tempêtes
La colére dans ses eaux se reflète.

Le turquoise se mêle au noir
Camouflant des monstres effrayants
Héros de vieux grimoires
Depuis la nuit des temps.
Terres arrosées par les pluies
Le ciel pleure ses marins
A qui on ôté la vie
De trop nombreux matins.

Attaquée chaque jour par une mer de flammes
Cette Terre sacrée est la Bretagne.

Mille milliards de mille sabords
Mais pourquoi tant de haine ?
L'écume au bord des lèvres
Les vagues balayent le sable
Poussière de rêves
Pour un périple sans escale.

Mon bateau taille dans la plume
Posé sur un lit d'écume.

Le mystère des abysses
Passionne les vagabonds des mers
Et même si tous périssent
L'océan n'est pas amer.
L'alizé siffle dans mes oreilles
Un chant glaceur de sang
Mélodie du pays des merveilles
Et des mille océans.

Le mousse astique ses bottes
Pendant qu'au bar tournent les bocks.

Mille milliards de mille sabords
Mais pourquoi tant de haine ?
Les éléments se déchaînent
Dans une danse psychédélique sans loi
Où ils enchaînent
Leurs figures avec émoi.

Les marins sont des héros oubliés
Qui risquent leur vie pour la gagner.
Vêtu d'un ciré et de bruyantes bottes
Chaque jour à la mort il se frotte.
Un mégot semble scotché
Au coin de sa lèvre désséchée.
Son visage et ses mains sont ridées, vieillies
Par les heures, les jours, une vie
Passée sur l'eau
A bord d'un vieux rafiot.

Mille milliards de mille sabords
Mille milliards de mille sabords
Appelé par le chant des sirénes
Il se laisse aspiré dans les entrailles de sa Reine.

A la recherche de mon bonheur


Ma vie est faites de hauts et de bas
Comme les montagnes russes
Quelques sourires par-ci par-là
Il en faut toujours plus

En pensant à Toi
Je suis encore un gamin qui croit aux coups de foudre dur comme fer
Et tous les matins, de Septembre à Aout, du berceau au cimetière
Je t'ai cherché

Je suis amoureux d'une seconde de ma vie
Celle où je t'ai croisé
Je sens encore ton parfum, revois tes habits
Des années après

Au coin d'une rue, je t'ai vu, je t'ai perdu
Et chaque seconde de ma courte vie
J'ai regrettais de ne pas t'avoir sourit

Je suis amoureux de cet éclair
Qui m'a frappé en croisant ton regard
En un instant tout s'éclaire
Et disparaît lorsque tu changes de trottoir

Chaque soir
Je te rejoins dans mes rêves
Et sur chaque page je raconte notre histoire
Si belle mais si brève
Au coin d'une rue, je t'ai vu, je t'ai perdu
Et chaque seconde de ma courte vie
J'ai regrettais de ne pas t'avoir sourit.

Aujourd'hui je rêve du passé, me nourrissant de mes souvenirs
Demain je serais vieux
Et pour toujours
J'aurais tourné le dos à mon avenir