lundi 31 mars 2008

Le chat pitre

Bric à Brac, Tutti Frutti, Bordel Monstre...


Des fillettes dégustent des fraises en forme de coeur tandis que les minets avalent des gauffres au chocolat sans rancoeur. Ces chérubins ont découverts leur fée, en suçant leur pouce, un doigt dans le nez, ils pleurent de bonheur.

Je suis seul comme une tâche de craie blanche oubliée sur un tableau noir. Je garde le sourire face à un monde mauvais enfermant mon chagrin dans un vieux tiroir.

Aujourd'hui il faut cacher ses sentiments dans un monde où même l'amour devient payant.

Je rêve de tout, je vis de rien.

Je m'imagine partout, je vais nul part.

Je me crois tout, je ne suis rien.

La Liberté est étouffante

( ne soyons pas juste des spectateurs )
Lorsque je pense à toi, mon coeur s'accélerre,
Dans ma poitrine sonne ainsi les cloches et les coups de tonnerre.
Une porte condamnée ne cesse de s'ouvrir,
Celle de l'Amour
Mes narines sont imprégnées de ton parfum
Pour toujours
Mes mains sont brûlées par ta douce châleur
Pour toujours
Mes yeux dessinnent ton visage dans les cieux
Pour toujours
Je ne peux effacer mes rêves d'un coup de brosse
Ni cette image de ta tête posée sur mon torse.

Est-ce une faute de trop aimer ?
Est-ce un délit de crier: "Je préfére les rêves à la réalité" ?
Je suis un malade, un infirme écrasé par la société
Existe-t'il un hôpital qui soigne les chagrins de coeur ?

Car mon coeur s'effrite
Comme ce vieux tissu rongé par les mites
Aujourd'hui,
Je te cherche jour et nuit
Sans même savoir qui je suis.

dimanche 23 mars 2008

La Recette


Recette d'un gâteau de chagrins pour 2 personnes


Je broie du noir avec mes chagrins

Saupoudrer le tout d'un brin de persil
Couper en petit morceau votre enthousiasme
Garder sa peau, jeter la pulpe.
Faites revenir vos larmes dans une casserole
Une pincée de cognac adoucira le tout
Chauffer la mixture dans des entrailles rongées par le doute.
Tailler vos fraîches veines pour faire du jus
Le sang noirci se mêle à l'arsenic
Arracher vos cils pour faire des bougies


Tu vacilles, Tu piétines
Comme ces petites flammes de ta vie
Qui s'essouflent l'une après l'autre
Laissant la place a un coeur meutri
De n'avoir jamais frappé à la bonne porte.







" Mon Dieu, que j'ai peur de la routine "







samedi 22 mars 2008

Confesse toi mon fils

L' Arret Station


Un après-midi au bord de la mer.
C'est l'histoire d'un couple qui s'aime plus que tout et décide, en cachette, de fuir vers l'Angleterre.
La femme est assise sur la plage de sable fin, elle scrute indéfiniment l'horizon. Belle comme le jour, son visage est pourtant tiraillé par la peur et le doute.
Quelques instants plus tard, son homme arrive enfin, il fuit la prison.
Le ciel est bleu, le temps est doux...
Rose de plaisir, elle court rejoindre son mari et saute à son cou ( j'aperçois aux jumelles quelques larmes sur sa joue )
M'adressant à mon équipe, nous attendrons le soir pour lancer l'opération.
Ma voix est nouée, mon coeur aigri, les mains tremblantes.
Le ciel est bleu, le temps se couvre...
Attendant le cargo, nos tourtereaux courrent, s'embrassent, s'enlassent ( je les envie )
Mes équipiers et moi sommes cachés dans les dunes, et regardons ce couple avec beaucoup d'amertume.
Le temps passe.
Et, après des tempêtes de baisers à en perdre la salive
Après des avalanches de caresses à mourir étouffer
Je fais signe à mes hommes qui bondissent de leurs cachettes
Pas de témoins...
Et, c'est sur une plage de sable fin avec pour fond un magnifique coucher de soleil,
que leur histoire prend fin.
Il fait nuit, j'ai reçu une goutte.

dimanche 16 mars 2008

...


Une tempête sans fin s'abat

Sur les eaux boueuses de ma vie

Me plongeant, mon égo et moi

Dans la noire vérité du monde d'aujourd'hui


La vie n'est qu'un dégueuli de sang, de larmes et de merde


lundi 10 mars 2008

Un Sourire de moins

C'est un de ces jours où seuls Piaf et Brel te comprennent, tout autre bruit est insupportable, assourdissant, étranger.

Je traîne un fardeau faisant 100 fois mon poids.
Comme un prisonnier du bagne tirant son boulet, je suis écrasé par les remords qui débordent de mon sac et me brûlent la peau.
Mes cris de douleur ne font que renforcer ces forces de l'ombre qui plongent mon âme dans un brouillard opaque dans lequel je m'enfonce...
Plus je m'avance, Plus je me perds mais m'arrêter est impossible car la vie continue.
Mes sourires masquent un enfant pleurant de chaudes larmes qui, comme de l'acide, rongent ma confiance goutte après goutte.

J'ai peur de rire tandis que les autres pleurent de rire.

Je suis seul dans ce merdier, englué dans le tourbillon d'une tourmente imaginaire. Cette tornade me ballote dans tous les sens, je vomie mes tripes dans mon propre corps.

On dit qu'après l'orage vient l'éclaircie,
Moi après l'orage je compterais les victimes.

Mes larmes sont libérées de leurs cachots et se proménent sur mon visage cramoisi.

Aujourd'hui, Sourire me donne la gerbe.

Entre quoi et quoi ?




" Entre une fille au charme fou et une beauté pure, tu choisis quoi ? "


Une beauté pure pour une nuit,


Le charme fou pour la vie