C'est un de ces jours où seuls Piaf et Brel te comprennent, tout autre bruit est insupportable, assourdissant, étranger.Je traîne un fardeau faisant 100 fois mon poids.
Comme un prisonnier du bagne tirant son boulet, je suis écrasé par les remords qui débordent de mon sac et me brûlent la peau.
Mes cris de douleur ne font que renforcer ces forces de l'ombre qui plongent mon âme dans un brouillard opaque dans lequel je m'enfonce...
Plus je m'avance, Plus je me perds mais m'arrêter est impossible car la vie continue.
Mes sourires masquent un enfant pleurant de chaudes larmes qui, comme de l'acide, rongent ma confiance goutte après goutte.
J'ai peur de rire tandis que les autres pleurent de rire.
Je suis seul dans ce merdier, englué dans le tourbillon d'une tourmente imaginaire. Cette tornade me ballote dans tous les sens, je vomie mes tripes dans mon propre corps.
On dit qu'après l'orage vient l'éclaircie,
Moi après l'orage je compterais les victimes.
Mes larmes sont libérées de leurs cachots et se proménent sur mon visage cramoisi.
Aujourd'hui, Sourire me donne la gerbe.

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